Des conseils
pour réussir vos cultures

Plants de tomates Oignons Sucrines Plants de choux

Comment préparer et agencer votre potager ?

Le secret pour réussir la culture de ses légumes se résume en plusieurs actions primordiales :

  • choisir les variétés les mieux adaptées à son sol et à sa région,
  • suivre un calendrier réaliste par rapport au climat local,
  • bien préparer son sol, le protéger et l'entretenir,
  • puis surveiller vos plants, prévenir les maladies, et soigner si nécessaire.

Pour les 2 premiers critères (choix des variétés et date de plantation), votre revendeur (jardineries, producteurs de plants) saura vous conseiller.

Ensuite, c'est à vous de jouer !

Le travail du sol

Bien connaître les caractéristiques de votre sol vous permettra de retenir les pratiques culturales les plus appropriées pour favoriser une bonne circulation de l’air et de l’eau indispensable au bon développement de vos légumes.

Si votre sol est argileux, il sera difficile à travailler. En effet, la terre devient collante lorsqu’elle est trop mouillée et très dure si elle est trop sèche. Pour améliorer la structure physique de ce sol, la terre doit être retournée en automne sur 15 à 20 cm par bêchage (fourche bêche) ou labour. Les mottes éclateront sous l'action du gel et de la pluie. On peut ensuite épandre du fumier ou du compost, bien décomposés, qui subiront notamment l'action bénéfique des lombrics et des très nombreux micro-organismes du sol. Il est déconseillé de laisser le sol nu l'hiver, notamment à cause de l'érosion. Une fois ressuyés au printemps, le râteau ou le croc vous permettront d'émietter la terre en surface. Retirer les pierres et mauvaises herbes restantes.
Ensuite, en cours de culture, n’hésitez pas à biner régulièrement. Enfin, des apports réguliers de matière organique améliorent la perméabilité du sol et le rendent plus facile à travailler. Si le sol est acide, l’apport de chaux, qui flocule l’argile, peut également être recommandé.

Si votre sol est riche en matière organique, sa couleur est foncée avec des débris végétaux en cours de décomposition. Il se réchauffera rapidement au printemps et se gorgera facilement d’eau. Ce type de terre est facile à travailler et riche en éléments fertilisants, en azote en particulier. Il ne nécessitera généralement pas de fertilisation minérale, mais pourra recevoir régulièrement des apports de chaux pour neutraliser son acidité. 

Si votre sol est sableux, il sera léger et facile à travailler, mais nécessitera de fréquents arrosages en petite quantité à chaque fois. En effet, ce type de sol retient peu l’eau et les éléments fertilisants. Apportez régulièrement une bonne quantité de matière organique à l’automne que vous enfouirez par un travail du sol, et l’engrais azoté au fur et à mesure des besoins. Une terre sableuse peut être battante et imperméable à l’eau si elle possède une proportion importante de fines particules appelées « limon ». Il convient, dans ce cas, de biner régulièrement en cours de culture pour briser la croûte superficielle du sol. 

Si votre terre est calcaire, elle se réchauffera rapidement au printemps, mais deviendra difficile à travailler en cas d’humidité excessive. Elle peut, par ailleurs, provoquer des chloroses chez les légumes en cas d’excès de calcaire. Pratiquez un labour d’hiver et apportez régulièrement des matières organiques.

Un potager même en sol difficile

Pour les sols lourds jamais travaillés, une technique de préparation permet d'ameublir considérablement le sol.
Avec une bêche, creusez une tranchée de 20 cm de profondeur (dans la largeur ou longueur de votre potager) en metttant la terre sur le côté (sur la surface non utilisée). Faites-le en début d'automne lorsque le sol est peu humide.
Remplissez la fosse de terreau ou mieux, de compost, sur plus de la moitié de la hauteur puis recouvrez celle-ci avec la terre de la tranchée suivante. Finissez en remettant la terre extraite de la 1ère tranchée sur la dernière. Recouvrez d'un paillis fin ou d'amendement pour passer l'hiver.
Au printemps, alors que l'eau et le gel auront "cassé" les mottes, ajoutez du sable et à nouveau un amendement, puis retournez le sol pour les mélanger avec la couche inférieure.
Ce travail permet aussi de relever le niveau du sol (culture en butte) et ainsi de limiter l'humidité stagnante (propre aux sols lourds) et donc les risques de maladies.

Il existe des méthodes dîtes "bio" ou TCS (technique de cultures simplifiées) qui permettent de moins perturber la vie du sol, mais qui ne conviennent pas à tous les terrains et à toutes les cultures.

Pour en savoir plus : consulter notre rubrique Potager au naturel.

L'agencement du potager

Écartements entre lignes
et entre plants
Espèces Écartement
entre lignes
en cm
Écartement
sur la ligne
en cm
Betterave 40 à 50 15
Cerfeuil 20  
Choux 30 à 60 30 à 70
Concombre
Cornichon
100 100
Courge
Potiron
100 à 200 100 à 200
Épinard 25 à 40 15
Laitue 30 à 40 20 à 30
Oignon 15 à 20 10
Persil 30 30
Poireau 30 à 40 15
Tomate 60 à 80 60 à 80

Profitez de l'hiver pour préparer le plan de votre potager car il est important de respecter 3 règles essentielles : les distances de plantation, les associations entre les plantes et la rotation de cultures.
Les tableaux fournis dans ce chapitre vous aideront à optimiser votre plan.

Cultiver ensemble les plantes qui ont les mêmes besoins revient à les mettre en conflit. Mais à l'inverse, certaines plantes produisent des nutriments (comme l'azote) qui peuvent profiter à d'autres plantes voisines.
Recultiver une plante (ou de la même famille) au même endroit appauvrit le sol en éléments spécifiques à celle-ci.

De plus, maladies ou ravageurs peuvent être encore présents dans le sol, favorisant ainsi une nouvelle contamination sur les cultures suivantes. C'est donc naturellement que la rotation des cultures s'impose (elle est même obligatoire pour les professionnels dans le cas de certaines maladies).

On organisera cette rotation en fonction des 6 groupes :

  • légumes tubercules (pommes de terre, topinambour)
  • légumes racines (radis, carottes, navets,...)
  • légumes feuilles (épinard, salades, choux, poireau...) consommateurs d'azote
  • légumes graines de la famille des légumineuses (haricot, pois,...) qui apportent de l'azote
  • légumes fruits (tomate, aubergine, courges...), consommateurs d'azote
  • légumes bulbes (ail, oignon,...).

Pour vous y retrouver facilement, notez chaque année sur un petit carnet le plan de votre potager avec la localisation précise des légumes cultivés.

 

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Un petit potager sans bêcher...

Depuis quelques années, la mode est au potager surélevé et aux carrés de culture. Esthétique et facile à mettre en oeuvre (4 planches épaisses non traitées, 8 vis) tout en évitant le travail de la terre (on remplit d'un bon terreau, si possible mélangé à de la terre).

Important : disposez toujours vos carrés sur la terre (même directement sur l'herbe) car l'eau et les micro-organismes présents dans le bol seront nécessaires à la vie du mini-potager.

Autre idée : sur votre terrasse, vous pouvez cultiver vos plants (tomates, poivrons, fraisiers, aromatiques... ) en pot !