Des plants de légumes
pour votre potager

Plants de tomates Oignons Sucrines Plants de choux

En savoir plus sur la production de plants potagers

Les plants de légumes sont produits par des entreprises professionnelles qui achètent des semences auprès des semenciers dans l’objectif de produire des jeunes plants. Ceux-ci seront ensuite commercialisés auprès des maraîchers ou des jardiniers amateurs.

En France, près de 1 500 entreprises produisent des plants de légumes.

Tout au long du cycle de culture, les producteurs de plants doivent répondre à de nombreuses exigences pour garantir la qualité de leurs productions :

  • La traçabilité permet de suivre le cycle de culture de la plante, depuis le lot de semences jusqu’à la commercialisation des plants. L’identité de la variété, le taux de germination, l’absence de maladies véhiculées par la semence sont garantis par le semencier.
  • Les mesures de prophylaxie mises en place par les entreprises permettent d’éviter les maladies et les ravageurs et ainsi de produire des plants de qualité du point de vue sanitaire. Ils emploient de manière raisonnée différents moyens de lutte qui limitent le recours à des produits phytosanitaires.

La production de plants de légumes se déroule selon plusieurs étapes :

1 - La préparation du support de culture qui servira de substrat pour la semence

Le substrat est choisi pour son aptitude afin de favoriser la germination des semences et la levée des plantules.

2 - Le semis, étape essentielle pour la réussite de la culture

De nombreux paramètres interviennent sur la qualité du semis et de la germination : la lumière, la température, la profondeur de semis, l’hygrométrie…

La mise en serre s’accompagne du suivi des conditions optimales de culture pour obtenir une excellente germination et une bonne levée, homogène et régulière.

Préparation de semis

3 - Le repiquage, une fois que les premières feuilles apparaissent sur les plantules

Pour certaines espèces, les jeunes plants sont repiqués dans des conditionnements de taille plus importante en vue de favoriser le développement du système racinaire.

Opération de repiquage

4 – La culture en serres

Les conditions de culture sont gérées pour contrôler le développement des plants et maîtriser les maladies et ravageurs. L’objectif est de mettre les jeunes plantes dans les meilleures conditions de croissance pour obtenir un plant équilibré, sain et trapu. 

Vue d'une serre de production de plants de légumes

Ces conditions varient d’une espèce à une autre et les producteurs adaptent la gestion climatique des serres selon les plants de légumes produits. Ils font varier en particulier les paramètres de lumières, d’humidité et de température, pour que les plants soient au stade optimum lors de la commercialisation et de leurs utilisations par les jardiniers.

Avant commercialisation, les producteurs acclimatent progressivement la plante aux conditions extérieures de culture. Les professionnels parlent « d’endurcir la plante ».

5 – Conditionnement et livraison des plants

Les plants sont regroupés en barquette dans des conditionnements répondant aux besoins des jardiniers et avec un étiquetage qui précise la référence du producteur, le numéro de lots des plants assurant la traçabilité, le nom de l’espèce et de la variété. Ils sont regroupés dans des rolls ou des palettes de transport en vue de leur livraison aux points de vente.

La production est encadrée et doit respecter des règles de qualité et de traçabilité qui sont vérifiées par le Service Officiel de Contrôle et de Certification (SOC), service technique du GNIS. Le SOC assure également le suivi sanitaire des productions et le contrôle des parasites de quarantaine.  

Témoignage de Laurent Lecomte, producteur de plants

"Notre objectif est de livrer un jeune plant sain, vigoureux, beau, régulier et avec une bonne reprise. La qualité de nos produits dépend en partie des semences que nous achetons. Deux étapes fondamentales structurent notre travail : la phase de semis et de germination, et la phase de repiquage et de culture.

Le résultat du travail du semencier est directement visible dans la première étape car le semis doit être réussi. Notre savoir-faire entre également en jeu pour assurer les bonnes conditions climatiques, d’arrosage et d’hygrométrie dans la serre.

La deuxième phase est une technique horticole. Nous procédons à un repiquage de la plante d’un environnement à un autre : un air plus sec, moins chaud avec beaucoup d’ensoleillement. Cela permet à la plante de « durcir » et de devenir plus résistante. En fait, notre métier en comporte plusieurs, et les savoir-faire se croisent entre monde agricole et horticole, techniques ancestrales et nouvelles technologies !"

Témoignage de Frédéric Beaussier, chef de cultures en production de plants

"Les professionnels de la filière mettent en place des pratiques pour prendre en compte la préservation de l''environnement. Cela se traduit par des mesures concrètes."

Limiter la consommation énergétique

"Pour faire germer les semences et pousser les plants, il faut chauffer les tunnels et les serres. Non seulement nous avons investi dans du matériel performant (chaudière à air pulsé, pompes à chaleur), mais nous avons aussi mis en place un système de veille qui consiste à adapter la température aux conditions climatiques extérieures."

Limiter la consommation en eau

"Pour l’irrigation nous avons adopté la même démarche : il n’y a rien de systématique. Toute notre activité est basée sur des observations terrain. Trop d’eau, c’est prendre le risque de l’asphyxier, trop peu c’est peut-être l’empêcher de se développer. Au final, nous gérons l’arrosage suivant les besoins de la culture. De plus, toutes nos eaux de traitement sont passées dans des lagunes composées de paille, de terre végétale et de roseaux. Tolérants aux matières chimiques et aux activités microbiennes, les roseaux vont les absorber afin de rejeter une eau exempte de déchets."

Protection biologique intégrée des cultures

"La surveillance biologique des cultures a été érigée comme principe. Nous avons déployé des mesures importantes de prophylaxie. Nous mettons les plantes dans les meilleures conditions possibles : écartement suffisant pour limiter la propagation des maladies, température idéale, irrigation optimale, aération des tunnels pour régler l’hygrométrie…

Notre philosophie est d’allier des solutions naturelles pour n’utiliser les produits phytosanitaires qu’en dernier recours. En premier lieu, nous faisons donc intervenir des auxiliaires : des parasites ou des prédateurs de pucerons comme les coccinelles, acariens… Si la lutte biologique ne marche pas, nous tentons de stimuler les défenses naturelles des plantes, par l’utilisation de produits de renforcement à base de fer et de cuivre. En dernier lieu, et suivant la problématique et les conditions climatiques, nous utiliserons le produit phytosanitaire le plus adapté."

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